Devenir freelance – étapes à suivre pour démarrer ton activité

Devenir freelance offre de belles perspectives, en ce qui concerne le confort de travail et l’indépendance. Elle implique aussi de bien se préparer, tant financièrement qu’en termes de stratégie. Tu souhaites te lancer ? Voici un résumé des éléments à prendre en compte.

Sommaire :

Pourquoi devenir freelance ?

Pour ses motivations

Avant de se lancer en freelance, il paraît important de s’interroger sur ses motivations, et de bien analyser les raisons qui t’y poussent. Ce sont elles qui t’aideront à tenir le coup, dans les moments de doutes. Le chemin pour se lancer est parsemé d’épreuves et implique d’être persévérant.

Les avantages et inconvénients

Exercer son activité en tant que freelance permet de profiter d’une autonomie importante, qui implique d’organiser à son gré son emploi du temps et de pouvoir travailler depuis son domicile. Le travailleur peut également bénéficier d’une rémunération non plafonnée et de charges réduites, s’il choisit de travailler chez lui. A contrario, il doit faire face à une insécurité de l’emploi plus importante et (à compter du 1er novembre) à des allocations chômage minimales (800 euros par mois, pendant six mois). Le freelance doit aussi composer avec une charge de travail supplémentaire, la nécessité d’autodiscipline et, selon le contexte, une certaine solitude.

Le choix du statut juridique

Il est recommandé de bien se renseigner sur chaque statut, avant de choisir celui qui paraît le mieux convenir à son activité. Il influe sur la responsabilité, la fiscalité, les cotisations, ou encore les obligations comptables.

L’entreprise individuelle

L’entreprise individuelle (EI, dont font partie les micro-entreprises) est le statut privilégié par la majorité des travailleurs freelance. Elle implique des formalités administratives simples, tant pour la création que pour la cessation d’activité, et une comptabilité allégée. Elle ne permet a contrario pas de s’associer et génère une responsabilité illimitée, en dehors de la résidence principale qui est devenue insaisissable avec la loi Macron, sans passage devant le notaire. Depuis 2010, le statut EIRL (entreprise individuelle à responsabilité limitée) offre la possibilité de faire la distinction entre patrimoine personnel et professionnel.

Ce statut implique le respect des plafonds, ce qui limite la marge de manœuvre et contrarie les idées de projets importants.

La société

Le travailleur indépendant peut opter pour la création d’une société, en particulier par le biais d’une EURL (entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée), SARL (société à responsabilité limitée), SAS (société par actions simplifiée) ou SASU (société par actions simplifiée unipersonnelle).

Ces formes de sociétés permettent de s’associer, de garder une responsabilité limitée vis-à-vis des dettes, et de ne pas être confronté à des plafonds qui brideraient l’émergence d’un gros projet. Comme inconvénient, le freelance doit faire face à des formalités complexes et onéreuses, comme la rédaction des statuts, et à une comptabilité exigeante.

Le portage salarial

Le portage salarial offre une possibilité de travailler en freelance, tout en bénéficiant des avantages du statut de salarié. Ce dernier est rémunéré par son entreprise cliente, après versement des cotisations sociales. Il obtient en principe, en net, 50 % de la rémunération brute. La durée de la mission est de trois ans, maximum.

Comment faire son choix ?

Le choix du statut peut avoir des répercussions importantes sur son activité. Il s’agit donc de bien d’étudier les avantages et inconvénients de chaque statut. Il est possible de bénéficier de conseils en se rapprochant de la Chambre de Commerce.

À noter qu’il est possible de cumuler une activité freelance avec un travail en tant que salarié. Il est toutefois nécessaire de respecter le devoir de loyauté, ainsi que les clauses de non-concurrence ou d’exclusivité incluses dans le contrat de travail.

Les obligations comptables et fiscales du freelance

Ces obligations sont d’ordres juridique, comptable et fiscal. Les freelances doivent se faire à l’idée de savoir gérer leur entreprise. Cela implique tout d’abord de réaliser toutes les formalités inhérentes au statut qu’ils ont choisi. Il faut ensuite établir ses factures, tenir sa comptabilité et payer ses dus au titre des charges et des impôts (dont la TVA, avec le régime adéquat). Il est possible de faire appel à un expert-comptable.

Astuce !

En tant que freelance, tu dois faire des factures et ta comptabilité. Un logiciel de facturation peut t’aider à créer tes premières factures et à gérer ta comptabilité en toute simplicité.

Les démarches pour devenir freelance

Les procédures

Les démarches varient en fonction du statut pour lequel le travailleur indépendant a opté. Comme indiqué plus haut, l’option entreprise individuelle implique des formalités réduites, tandis que l’ouverture d’une société nécessite des procédures plus complexes et la dépose d’un capital social à la banque. Dans tous les cas, il est obligatoire de créer un compte bancaire dédié à l’activité.

Combien ça coûte ?

Pour les commerçants, prestataires de service ou professions libérales, la création de la micro-entreprise est gratuite. En revanche, les artisans doivent participer à un Stage de Préparation à l’Installation (SPI) qui coûte entre 200 et 400 euros, selon la chambre des métiers dont on dépend.

Les autres statuts impliquent des formalités dont les prix varient en fonction de l’activité. À titre d’exemple, la publication d’annonce légale nécessite de débourser environ 200 euros (230 euros dans le cas d’une SA ou SAS), le dépôt au Registre du commerce et des sociétés (RCS), 39,42 euros, l’inscription au Registre des bénéficiaires effectifs (RBE), 26,00 euros, l’immatriculation au Registre spécial des agents commerciaux (RSAC), 25,19 euros, ou encore l’immatriculation au Répertoire des métiers (RM), 130 euros.

D’autres dépenses peuvent être nécessaires pour la protection de la marque auprès de l’autorité compétente (telle l’INPI), la rédaction des contrats avec les prestataires et fournisseurs, des conditions générales de vente (CGV) ou des mentions légales.

Les aides pour devenir freelance

Ta situation te permet peut-être en premier lieu de percevoir des indemnités chômage (ARE, allocation d’aide au retour à l’emploi). Il est possible de continuer à les toucher ou d’en recevoir une partie dès la création de la société, en tant que capital, avec l’ARCE (aide à la reprise ou à la création d’entreprise). Il est également possible de profiter de l’ACRE (aide aux créateurs et repreneurs d’entreprise, ex-ACCRE), qui octroie d’être exonéré totalement ou partiellement de charges sociales, durant les trois premières années. Enfin, le NACRE (nouvel accompagnement à la création ou la reprise d’entreprise) permet de bénéficier d’un accompagnement, pendant trois ans : le contenu de ses services varie, selon les régions.

Stratégie et calculs prévisionnels

L’activité freelance ne s’improvise pas. Il est nécessaire d’étudier le volet financier et de réfléchir à la façon dont on va pouvoir obtenir des clients et développer son chiffre d’affaires.

Faire ses calculs prévisionnels

Avant toute chose, il paraît important de calculer son chiffre d’affaires potentiel et d’en déduire les revenus que l’on pourra en tirer. Il est recommandé d’établir plusieurs hypothèses d’activité, et donc de bâtir un business plan. Selon les professions, cela peut impliquer le calcul des comptes prévisionnels (charges variables et fixes), sur trois ans, du seuil de rentabilité et du fonds de roulement normatif, du tableau de financement, de l’étude de marché, ou encore des bilans prévisionnels. Il peut être nécessaire de capitaliser afin de laisser du temps à l’activité de se lancer.

business plan pour devenir freelance
Devenir freelance à l’aide de l’établissement d’un business plan

Définir ta stratégie

Il paraît également important de réfléchir à la stratégie que l’on souhaite appliquer afin de développer son activité. Qui seront vos clients ? Comment les démarcher et se faire connaître ? Quel type de relation client mettre en place ? Il peut être intéressant de prendre des renseignements auprès des personnes qui se sont déjà lancées. Il existe des sites internet sur à peu près tous les métiers, ou des forums où poser des questions. Les retours d’expérience peuvent être déterminants pour la réussite de l’aventure.

Choisir son lieu de travail

Il semble enfin intéressant de réfléchir sur le futur lieu de son activité. Cela peut-être chez soi, à condition de s’aménager un bureau où l’on se sente en situation pour bien travailler. Il est également possible de travailler dans un espace co-working (travail partagé), ou depuis chez un client.

Conclusion

Devenir freelance implique des réflexions, en particulier sur le choix du statut, et de la préparation. La liberté et les avantages du travail indépendant ne doivent pas occulter les exigences que cela requiert, en termes d’autodiscipline et d’organisation.

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