Devenir indépendant – étapes à suivre pour créer ton entreprise

Opter pour le travail indépendant peut permettre de changer de cadre de vie. Cela nécessite néanmoins d’être motivé et d’étudier au préalable ses chances de succès. Dans cet article, nous te montrons les étapes à suivre afin de devenir indépendant.

Sommaire :

La définition du travailleur indépendant

À l’opposé du salarié, le travailleur indépendant exerce à son compte, est autonome et n’a donc pas de compte à rendre à un supérieur hiérarchique. Cela lui offre la possibilité de choisir lui-même ses conditions de travail. Il dispose d’un statut de chef d’entreprise, soit par le biais d’une société, soit en tant qu’entrepreneur individuel. Son intervention ne s’inscrit pas dans le cadre des règles fixées par le Code du travail. Et s’il ne possède pas de chef, il doit en revanche satisfaire ses clients.

Pourquoi devenir indépendant ?

La plateforme Hopwork a sondé ses visiteurs pour connaître les raisons qui les ont amenés à devenir travailleurs indépendants. Le besoin de liberté a remporté les suffrages (69 %), devant l’envie de gagner plus (12 %) et la force des choses (9 %). Il paraît en tous cas nécessaire de s’interroger sur ses motivations, avant de se lancer dans un projet d’activité à son compte.

Déterminer ses chances de succès

Avant d’envisager développer son entreprise, il est important d’évaluer le besoin de son secteur d’activité, ou de choisir un domaine porteur. Cela peut nécessiter de faire une étude de marché, en vue de déterminer la viabilité du projet. Il peut également être intéressant de faire le point sur ses compétences, dans l’optique de choisir le secteur le plus adapté à son profil.

L’étude de marché implique en particulier de déterminer le profil des clients, d’analyser la configuration du marché et la situation de la concurrence, et de définir l’offre adéquate. La chambre de commerce et de l’industrie propose notamment des outils pour aider à la réaliser.

Choisir son statut juridique

Le choix du statut juridique dépend en particulier du domaine d’activité et des perspectives de revenus. Le travailleur indépendant peut opter pour une entreprise individuelle, dont la micro-entreprise, le portage salarial ou la société.

  • L’entreprise individuelle : elle s’accompagne de formalités administratives et comptables réduites. Elle implique de respecter des plafonds, ce qui peut limiter l’accès aux projets de grande envergure. À moins d’opter pour l’EIRL (entreprise individuelle à responsabilité limitée), la responsabilité du travailleur est illimitée (hors résidence principale).
  • Le portage salarial : il s’agit d’une façon de travailler en freelance, en étant rémunéré par l’entreprise cliente. Cela permet de bénéficier des avantages du salarié, tout en restant indépendant. La durée maximale de la mission est de trois ans.
  • La société : le travailleur indépendant peut exercer son activité en tant qu’EURL (entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée), SARL (société à responsabilité limitée), SAS (société par actions simplifiée) ou SASU (société par actions simplifiée unipersonnelle). Ces solutions impliquent des démarches plus complexes et une comptabilité plus ardue.

La chambre de commerce et de l’industrie peut donner des conseils au travailleur en vue d’opérer son choix stratégique. Des formations sont aussi possibles.

Astuce !

Avec un logiciel de facturation, tu peux gérer ta comptabilité plus facilement. Tu peux faire une facture en quelques clics, les envoyer à tes clients et suivre l’état du paiement.

Réunir les fonds nécessaires et profiter des aides

Avant d’entamer les démarches pour créer son entreprise, il est important d’analyser les besoins en financement. Cela peut nécessiter d’établir un business plan, qui doit notamment tenir compte du temps requis par l’affaire pour se lancer. Il peut au final permettre d’évaluer combien le travailleur va pouvoir se rémunérer.

devenir independant avec un business plan
Devenir indépendant avec un business plan

Le travail consiste ensuite à trouver les fonds. Il est par exemple envisageable de bénéficier d’aides par le biais du Pôle Emploi, avec l’ARE (allocation d’aide au retour à l’emploi), ou l’ARCE (aide à la reprise ou à la création d’entreprise, qui permet de les percevoir les allocations sous forme de capital, à la création d’une entreprise). Il est aussi possible d’emprunter de l’argent à un établissement financier, ou de s’appuyer sur des aides publiques, des fondations privées, voire un financement participatif.

En ce qui concerne les autres aides, l’ACRE (aide aux créateurs et repreneurs d’entreprise, ex-ACCRE) permet quant à elle d’être exonéré totalement ou partiellement de charges sociales, durant les trois premières années suivant la création de l’activité. Enfin, le NACRE (nouvel accompagnement à la création ou la reprise d’entreprise) rend possible de bénéficier d’un accompagnement, durant trois ans.

Effectuer les formalités de création

Les formalités sont différentes, selon le statut pour lequel on a opté. Elles sont très simples pour l’entreprise individuelle, et particulièrement la micro-entreprise, et plus compliquées s’il s’agit d’une société. Elles peuvent occasionner des dépenses : l’artisan doit par exemple participer à un Stage de Préparation à l’Installation (SPI) qui implique un paiement compris entre 200 et 400 euros, en fonction la chambre des métiers dont il dépend. Les autres contributions peuvent concerner la publication d’une annonce légale, ou encore les inscriptions aux différents registres.

Développer son affaire

Après avoir créé son entreprise, la tâche consiste à se doter de clients, en vue de s’assurer du travail et des revenus constants. Bénéficier d’une clientèle élargie permet souvent d’obtenir des projets plus gratifiants. De nombreuses options peuvent être envisagées pour développer son réseau : il est possible d’assister à des conférences spécialisées, de rejoindre des associations ou même d’en parler à ses proches. Il peut aussi être intéressant de reprendre contact avec ses anciens collègues ou de s’inscrire sur des plateformes de mise en relation. Il paraît dans tous les cas profitable de demander à ses clients de recommander ses services, ou de sous-traiter les travaux que l’on ne peut assurer soi-même : tout le monde y gagne.

La qualité du travail rendu est l’une des clés du développement de sa clientèle. Se faire connaître en tant qu’expert est une façon d’améliorer sa renommée et donc son activité. Il est pour cela possible d’écrire des articles dans des magazines spécialisés, des newsletters, des journaux ou sur son propre site. Il peut aussi être fructueux d’assister aux conférences consacrées à son métier ou à sa discipline, en vue de faire des rencontres professionnelles intéressantes.

Exemples d’activités pour travail indépendant

  • Commerces : des vêtements aux meubles, en passant par les produits de beauté ou les livres, l’éventail des possibilités est important, si l’on se sent une fibre pour les affaires. Il est possible de recourir à la franchise pour bénéficier d’un savoir-faire, en termes de marketing, ou de s’assurer une clientèle de base. Cela implique toutefois de disposer d’apports personnels.
  • Prestations de service : elles regroupent de nombreuses activités, pour les transports, les déménagements, la consultation, les laveries automatiques, l’événementiel, etc. Le principe consiste à fournir un service, en échange d’un paiement.
  • Activités hôtelières : si vous aimez bien recevoir, les gîtes, campings, hôtels, centres de vacances ou chambre d’hôtes peuvent constituer une solution pour devenir travailleur indépendant.
  • Artisanat : l’artisan est un chef d’entreprise indépendant, qualifié dans son métier. Son savoir-faire s’obtient généralement par le biais de l’apprentissage.
  • Centres de soin : les professions des soins et de la beauté sont nombreuses et concernent aussi bien les salons de coiffure, les spas, que les instituts de beauté ou de massages.

Conclusion

La démarche de devenir travailleur indépendant s’apparente à un véritable choix de vie. Cela peut permettre d’obtenir une flexibilité plus importante en vue d’équilibrer vie personnelle et vie professionnelle. Le travail indépendant présente certains désavantages par rapport au statut de salarié : il s’agit de les étudier afin d’être sûr d’être compatible avec ce mode d’activité. La création d’une entreprise nécessite enfin un gros travail en amont en vue d’en faire un succès.

Savais-tu déjà ?

Avec sevDesk, tu peux faire ta facturation plus facilement et économiser jusqu'à 199€/mois.

Related articles