Crowdfunding

Le crowdfunding, aussi appelé financement participatif, permet de collecter les sommes nécessaires au lancement d’un projet. Il est particulièrement utilisé par les start-ups, les associations caritatives, ou encore les programmes écologiques.

Sommaire :

Qu’est-ce que le crowdfunding ?

Définition du crowdfunding

Le crowdfunding, qui signifie “financement par la foule” en anglais, caractérise le financement participatif. Il permet de collecter de l’argent dans l’optique du développement d’un projet. Il est désintermédié, c’est-à-dire qu’il ne passe pas par les banques ou autres intermédiaires, et dématérialisé, puisqu’il se fait par le biais de plateformes web. L’entreprise lève elle-même les capitaux nécessaires à son évolution, plutôt que d’avoir recours à un emprunt bancaire. Les contributeurs choisissent librement et collectivement de financer des projets identifiés.

crowdfunding
Crowdfunding définition

Histoire du crowdfunding

Le premier financement participatif est généralement attribué à Auguste Bartholdi, au moment de la construction de la statue de la Liberté, en 1875. Il a alors utilisé la presse, des dîners de gala et des concerts à l’opéra pour obtenir les fonds nécessaires pour terminer son projet. À Barcelone, la Sagrada Familia a aussi bénéficié de moyens de financement similaire. Le financement participatif a été favorisé par l’apparition d’internet et développé par les groupes musicaux et les labels, à compter de 1997. En 2008, Barack Obama a notamment profité du crowdfunding pour financer sa campagne présidentielle.

Qui peut faire appel au crowdfunding ? Et pourquoi ?

Le crowdfunding s’adresse à tout le monde, des particuliers aux entreprises, en passant par les associations ou les collectivités. Il est notamment utilisé par les jeunes entreprises innovantes qui rencontrent des difficultés à obtenir les fonds nécessaires à leur projet par le biais des modes de financement traditionnels. Le financement participatif peut aussi s’utiliser en complément d’autres modes d’apports.

Les types de projets qui ont souvent recours au crowdfunding

Le financement par le crowdfunding est utilisé dans de nombreux secteurs. Certains domaines paraissent toutefois y avoir davantage recours que d’autres.

  • La jeune start-up, TPE ou PME innovante : les entreprises de l’innovation font souvent appel au crowdfunding, en vue de combler leur besoin en financement. Les investisseurs privilégient très souvent la rentabilité potentielle du projet, plutôt que le caractère innovateur.
  • Les programmes écologiques, solidaires ou caritatifs : les associations caritatives ont recours au financement participatif depuis longtemps. Elles ont été rejointes par les projets liés à l’éthique, au développement durable, ou encore à la transition écologique. Et il existe des plateformes spécialement dédiées dans ce type de projets. Le label “Financement participatif pour la croissance verte”, lancé par le gouvernement, est dédié aux projets sur la transition écologique.
  • La culture et le divertissement : le crowdfunding est également très utilisé pour la réalisation de films, de jeux vidéos, de livres, d’albums de musique, ou encore pour la promotion d’artistes. Certains sites internet sont consacrés à ce type d’entreprise.
  • L’immobilier : certains autres domaines développent le crowdfunding. C’est notamment le cas de l’immobilier, qui paraît y avoir de plus en plus recours. Il peut prendre la forme d’investissement dans des programmes, par le biais de titres financiers. Les plateformes qui proposent ce type de financement doivent être immatriculées à l’ORIAS et disposer d’un statut juridique CIP.

Comment fonctionne le crowdfunding ?

Il existe plusieurs types de crowdfunding : le Reward Crowdfunding, le Crowdlending et le Crowdequity.

  • Reward Crowdfunding : il s’agit d’un financement participatif qui prend la forme de dons. Ils peuvent être sans contrepartie, avec une contrepartie symbolique (citation du nom, ou encore t-shirt à l’effigie), ou précommande des futurs produits ou services. Ce type de financement peut permettre d’expérimenter son projet sur le public, et donc par la suite de disposer d’une crédibilité sur le marché, en vue d’obtenir d’autres investissements (emprunts bancaires, subventions, etc.).
  • Crowdlending : c’est un crowdfunding qui prend la forme d’un prêt, avec ou sans intérêt. Il peut notamment permettre de compenser la somme non prise en charge par un établissement financier. Le prêt peut avoir une durée maximale de sept ans, et le taux moyen observé est de 8 %. Il est plafonné à 2 000 euros par projet, s’il est rémunéré, ou à 5 000 euros, s’il ne l’est pas.
  • Crowdequity : il consiste en un investissement dans la société. Il peut s’agir d’un versement en capital, le contributeur est rémunéré par le biais des dividendes ou des plus-values, en obligations, il perçoit alors des intérêts, ou contre royalties, il est rétribué en commissions sur le chiffre d’affaires.

Les plateformes de crowdfunding

Les plateformes de crowdfunding sont très nombreuses sur le web. Certaines sont spécialisées dans un domaine particulier, tandis que d’autres sont généralistes. Plusieurs annuaires sont accessibles afin de mieux s’y retrouver.

Financement Participatif France

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Répertoire des plateformes membres de FPF, www.financeparticipative.org

Tous Nos Projets

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La place de marché du Crowdfunding, www.tousnosprojets.bpifrance.fr

Trouver le bon financement

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Trouver le bon financement sur www.trouverlebonfinancement.fr

Good Morning Crowdfunding

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Annuaire des plateformes d’investissement participatif, www.goodmorningcrowdfunding.com

Le guide du crowdfunding

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Panorama des différents guides, agrégateurs ou annuaires souhaitant vous orienter dans le chaos d’internet, www.leguideducrowdfunding.com

Les sommes obtenues par financement participatif

KPMG et l’association Financement Participatif France publient tous les ans le baromètre du crowdfunding, sur le territoire français. En 2018, les montants collectés par la finance alternative (prêt à la consommation en ligne, financement participatif, cagnotte en ligne, solidarité embarquée et fonds de prêt aux entreprises en ligne et affacturage) ont atteint 1 407 millions d’euros, contre 1 012 millions un an auparavant.

Le financement participatif a quant à lui généré 402 millions d’euros de fonds, contre 336 millions en 2017. Les dons ont légèrement baissé (81,5 millions d’euros, contre 82,8 millions en 2017), les prêts et obligations ont augmenté (273 millions d’euros, contre 195,4 millions en 2017), et les investissements en capital et en royalties sont en forte diminution (45,9 millions d’euros, contre 57,5 millions en 2017). 33 381 projets ont été financés (28 474 par le don, 4 733 pas les prêts et 174 par des investissements).

La réglementation du crowdfunding

Le gouvernement français, comme de nombreux autres à travers le monde, a élaboré un cadre légal, afin de maîtriser ce nouveau mode de financement et éviter ses dérives. Les sociétés de financement participatif doivent être enregistrées auprès du Registre des intermédiaires de l’assurance, de la banque et de la finance tenu par l’ORIAS. Les plateformes de crowdlending doivent informer sur les taux de défaut de remboursement des emprunteurs.

Ces mêmes plateformes doivent aussi disposer d’un statut juridique de CIP (Conseiller en Investissements Participatifs) ou PSI (Prestataire en Service d’Investissement), communiquer sur les risques liés à ce type d’investissement et adhérer à une association agréée par l’Autorité des Marchés Financiers (AMF). Il existe également un statut obligatoire appelé Intermédiaire en Financement Participatif (IFP).

Un label a été mis en place par les autorités pour que les investisseurs puissent reconnaître les plateformes en conformité avec la législation française. Il se manifeste par le biais d’un logo de Marianne, avec la mention “plate-forme de financement participatif régulée par les autorités françaises”. Un autre label valorise les projets écologiques : il s’agit du “Financement participatif pour la croissance verte”, qui a été créé en 2017. Il garantit notamment la transparence des projets.

Deux organismes de contrôle supervisent le financement participatif : l’Autorité des Marchés Financiers (AMF) et l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (ACPR). TRACFIN, qui lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, surveille également les transactions.

Conclusion

Crowdfunding offre de nombreuses opportunités aux entrepreneurs et aux investisseurs. Il est néanmoins recommandé de bien en maîtriser les règles, avant d’y avoir recours. Ses flux financiers sont particulièrement surveillés par les autorités.