EBIT

L’EBIT, ou « earnings before interest and taxes », représente les gains d’une société avant déduction des intérêts et taxes. Il s’agit d’un indicateur particulièrement utile aux investisseurs. Découvre ce qu’est l’EBIT, comment le calculer et dans quelles situations l’utiliser dans cet article !

Sommaire :

Qu’est-ce que l’EBIT ?

Définition

L’EBIT est l’acronyme de « earnings before interest and taxes ». En Français, cela signifie le bénéfice avant intérêts et impôts.

Il fait partie des soldes intermédiaires de gestion, permettant de comprendre la construction du résultat d’une société.

Il s’agit d’un indicateur particulièrement utilisé dans les rapports d’activité des pays anglo-saxons. En norme comptable française, il est l’équivalent du REX (résultat d’exploitation).

Découvrons ensemble son utilité !

Utilité

L’interprétation de l’EBIT diffère selon les pays. Aux Etats-Unis, les intérêts créditeurs sont ajoutés à l’EBIT. Alors qu’en France, on tient compte des produits et amortissements, sans les produits exceptionnels.

Ainsi, l’EBIT n’est pas un ratio normalisé. Il ne présente donc pas de méthode de calcul uniforme. Ainsi, les résultats sont peu comparables entre les sociétés. En effet, chacune a des définitions différentes pour la valeur et n’inclut pas forcément les mêmes classes comptables.

Néanmoins, tu peux tout de même utiliser l’EBIT pour comparer la performance des entreprises. Cela, tout en étant conscient des limites de cet indicateur.

C’est en effet un indicateur permettant de mesurer la capacité d’une société à générer un bénéficie ou une perte. Il traduit la marge réalisée sur son activité économique. Cela, avant de prendre en compte les résultats du cycle de financement et des opérations non récurrentes.

Mais voyons voir comment l’interpréter !

EBIT positif et négatif : interprétation

Un EBIT positif représente un bénéfice. Le chiffre d’affaires est supérieur aux charges. Le modèle économique actuel de l’entreprise est donc rentable.

A l’inverse, un EBIT négatif représente une perte. Le chiffre d’affaires est inférieur aux charges. Le modèle économique actuel n’est donc pas rentable.

En somme, plus l’EBIT est élevé, et plus l’entreprise est rentable. L’idéal bien entendu, c’est qu’il soit en croissance. Cela permet de s’assurer de la santé économique de la société, et de sa pérennité.

Quelles sont les différences entre EBIT, EBITDA, EBITDAR et EBE ?

EBIT, EBITDA, EBITDAR, EBE… Difficile de s’y retrouver parmi tous ces termes ! Pour y voir plus clair, tu trouveras une définition de chacun ci-dessous.

EBITDA

L’EBITDA est l’acronyme de « earnings before interest, taxes, depreciation and amortization ». En Français, on peut le traduire par BAIIA pour « bénéfices avant intérêts, impôts et amortissements ».

Il désigne ainsi les revenus d’une société, avant déduction des :

  • Intérêts
  • Impôts
  • Dotations aux amortissements
  • Provisions sur immobilisations

Un EBITDA positif signifie qu’une société est rentable. Cependant, cela ne signifie pas qu’elle est bénéficiaire pour autant ! En effet, il ne prend pas en compte les politiques de financements, d’investissements, ni l’impact des taxes et impôts.

EBITDAR

L’EBITDAR est l’acronyme de « earnings before interest, taxes, depreciation, amortization and rent ». On ajoute donc les loyers aux différentes composantes de l’EBITDA vu précédemment.

Cet indicateur convient donc surtout aux sociétés privilégiant la location à la pleine propriété.

EBE

L’EBE est l’acronyme de « excédent brut d’exploitation ». Il s’agit d’un indicateur se rapprochant de l’EBITDA. Il s’en différencie en ne prenant pas en compte les dotations aux provisions d’exploitation.

Ainsi, l’EBE correspond à la ressource d’exploitation dégagée par une société. Il est très utile pour valoriser une entreprise par rapport à la concurrence, notamment dans une perspective de cession.

Le connaître est essentiel pour les entreprises. En effet, il permet de comparer le chiffre d’affaires hors taxes avec l’ensemble des frais engagés lors de l’activité économique.

Un EBE négatif signifie que le chiffre d’affaires encaissé ne couvre pas les charges liées à la réalisation du produit. En somme, l’activité économique de l’entreprise n’est pas rentable.

Comment calculer l’EBIT ?

Maintenant que nous avons vu les différences avec l’EBITDA, l’EBITDAR et l’EBE, recentrons-nous sur l’EBIT ! Comme tu peux l’imaginer, c’est un indicateur très utile, que nous te conseillons de calculer régulièrement.

Pour calculer l’EBIT, il suffit de déduire les charges d’exploitation du chiffre d’affaires de l’entreprise. On procède donc au calcul suivant :

Vente de marchandises

– Coût d’achat des marchandises vendues

+ Production vendue et production immobilisée

+ ou – production stockée

– consommations en provenance de tiers

+ subventions d’exploitation

– salaires et charges sociales

– taxes et impôt (hors impôt sur les sociétés)

+ ou – autres charges et produits d’exploitation

– dotations aux amortissements, provisions et dépréciation d’exploitation

+ reprises d’amortissements, dépréciation et provisions d’exploitation.

Le résultat de l’EBIT se être en pourcentage ou en valeur absolue.

Ce résultat peut par la suite être utilisé lors d’analyses financières. En effet, divisé par le chiffre d’affaires (en pourcentage), on trouve la marge d’exploitation. Cette dernière permet d’évaluer la solidité d’une société.

Par ailleurs, calculer l’EBIT est essentiel pour tout entrepreneur. Voyons ensemble pourquoi cet indicateur est aussi important !

Pourquoi calculer l’EBIT ?

Tout simplement car il s’agit d’un indicateur très utile dans le monde de l’entreprise !

En effet, l’EBIT permet de mesurer la performance économique des facteurs de production d’une société. Et cela, tout en excluant l’impact de ses politiques fiscales ou financières.

Ainsi, l’EBIT mesure un résultat, une performance, et non un simple cashflow. Il tient compte des opérations ne donnant pas lieu à des mouvements de trésorerie. De même, il ne prend pas en compte les événements exceptionnels.

Il s’agit donc d’un indicateur centré sur l’exploitation courante de la société, et ce de manière exclusive.

Si tu es entrepreneur, étudier l’évolution de l’EBIT de ton entreprise sur plusieurs exercices est judicieux. Cela te permet en effet d’identifier une dérive éventuelle, et de définir une stratégie adéquate.

En somme, l’EBIT est un indicateur précieux, qui nécessite de s’y attarder !

Dans quelles situations utiliser l’EBIT ?

L’EBIT est un indicateur utilisé dans plusieurs situations ! Il permet de prouver la rentabilité économique de l’entreprise, en zoomant sur le cycle d’exploitation.

C’est donc un indicateur utile en cas de :

  • Création d’entreprise et demande de financement bancaire ;
  • Reprise d’entreprise, pour connaître sa rentabilité ;
  • Entreprise existante, afin de faire des comparaisons dans le temps ou dans l’espace.

Par ailleurs, le résultat d’exploitation sera utilisé par l’entreprise pour :

  • S’acquitter de l’impôt sur les bénéfices ;
  • Rémunérer sous forme de dividendes les associés ;
  • Rembourser des emprunts bancaires ;
  • Faire face aux événements inattendus ;
  • Autofinancer des investissements futurs.

L’EBIT est donc un indicateur important du monde de l’entreprise. Tout entrepreneur devrait donc y apporter une attention toute particulière !

Conclusion

En conclusion, l’EBIT est un terme anglo-saxon, et l’acronyme de « earnings before interest and taxes ».

L’EBIT représente donc le bénéfice avant intérêts et impôts. Il permet d’estimer la rentabilité de l’activité économique d’une entreprise. L’EBIT correspond donc au résultat d’exploitation, terme plus souvent employé en France.

Il se compose du résultat de l’entreprise, auquel sont déduits les intérêts et les impôts. On le calcule en effet en soustrayant les charges d’exploitation du chiffre d’affaires.

C’est un indicateur particulièrement utilisé pour prouver la rentabilité économique d’une société. Il est donc essentiel de le connaître en cas de création ou de reprise d’entreprise.

Mais il est aussi utile tout au long de la vie de la société ! Il permet en effet de faire des comparaisons (dans le temps ou espace) de la situation de l’entreprise. Un indicateur à surveiller de près, donc !